WAITING FOR SLEEP

Synopsis

Waiting for sleep est une romance survivaliste. Le film relate les derniers jours d’un jeune homme – Will – qui vit à l’intérieur d’une zone infectée par des morts-vivants et qui, la nuit, au cours de crises de somnambulisme, défait les protections qu’il construit le jour pour se protéger. La société telle que nous la connaissons perdure hors de la zone infectée. 

Résumé

Waiting for Sleep
Film
35 min / noir et blanc / 16:9

Soutien de l'Amsterdams fonds voor de Kunst
Aide individuelle à la création de la Drac Ile de France

Waiting for Sleep est un film d'animation en image de synthèse. Prenant appui sur des références au film post-apocalyptique, je raconte le quotidien d’un personnage – Will – qui vit isolé au milieu de morts-vivants et qui, la nuit, au cours de périodes de somnambulisme, défait les protections qu’il construit pendant le jour pour se protéger. Le récit est commenté par Will, par le biais de dialogues ou de sms prenant le contrepied de l'action par leur normalité.
The Walking Dead, 28 Days Later, 28 Weeks Later, World War Z, The Road, ... Dans les films de zombis modernes, il y a un motif qui se répète d’un film à l’autre ; c’est celui de l’abri. Il y a toujours un abri qui sert de refuge aux survivants au centre d’une zone dévastée, et qui est vite abandonné, car quand le danger n'entre pas la porte, il pénêtre par l'esprit, et le refuge est rendu caduque.
Le film retrace les trois derniers jours dans la vie d’un jeune homme, Will, qui vit à l’intérieur d’une zone infectée par des morts-vivants. Il s’agit de raconter le quotidien d’un personnage - Will - qui vit seul dans une maison entourée de morts-vivants. Will vit un quotidien banal; il appelle sa mère, la tient au courant de l’avancement de la journée, Il rassemble des objets pour solidifier encore et encore les défenses qu’il a construit autours de sa maison pour se défendre, et il communique avec son ex par texto. La nuit venue, somnambule, il défait ces mêmes défenses. On comprend au fil de ses communications qu’il existe un en dehors de la zone infectée, où la société perdure dans son état normal. Ce ne sont pas tant les morts-vivants qui sont inquiétants que la personnalité mystérieuse du personnage principal, qui flirte délibérément avec le danger au fil de ces actions diurnes et nocturnes. J’investis ici le champ du fantastique pour transcrire l’état intérieur de Will. Aussi les morts-vivants apparaissent comme autant de visions à la réalité indécise. Ce ne sont pas tant les zombis qui font peur mais la personnalité imprévisible, renfermée, obstinée de Will lui même.
Dans mes recherches, j’ai développé un langage plastique centre? autour de la fonctionnalité; je privilégie la construction de cadres simples, la représentation des seuls objets qui sont utiles dans le plan ou qui sont manipulés par le personnage. Le son aussi ponctue sporadiquement les scènes sans les habiller d'une ambiance réaliste mais plutôt en mettant des accents ci et là.
Il n’y a pas ici de période de tournage puis une période de montage mais une période de création mixte étendue au long de l’année. Si j'ai produit l’essentiel de l’animation, j'ai eu toutefois recours à différentes assistants - consultant technique, assistant modélisation, stagiaire modélisation, assistant Kinect...-
J’ai remarqué que dès lors que je voulais organiser mes plans sur papier en avance comme en général en storyboard dans le cas d’un film classique, je créais des difficultés techniques, et qu’il valait mieux improviser les cadres pendant l’étape de la mise en place d'un point de vue virtuel - du personnage, des objets et du rhytme. Au final, et paradoxalement quant à son statut artificiel, Waiting for sleep a laissé beaucoup de place à l'improvisation et la spontanéité.